Voici la retranscription moderne [AD42, CHMS142] de l'acte citant pour la première fois le lieu de la Noirie en 1315:
Hommage fait à Dame Luce de Beaudiner par noble Gillet d'Escotay du lieu de Fraisse et ses appartenances, le 24.04.1315.

Sachent tous présents et à venir qui verront le présent acte public, que l'an de l'incarnation de notre Seigneur mil trois cent quinze et le jeudi avant la fête de St Marc Evangéliste [c'est-à-dire, le jeudi avant le 25 avril 1315 (date de la Saint Marc), soit le 24 avril 1315], excellent Prince Sire Louis fils aîné de feu sire Philippe roi de France, régnant, en la présence de Me Guillaume de Pellicier notaire public de l'autorité royale et des témoins ci-après écrits.

S'est personnellement présenté Gilet Descotay damoiseau, non déçu, ni trompé, ni induit à ce par la force, crainte ou dol, mais pleinement convaincu de la vérité a reconnu à noble et puissante Dame Madame Luce Dame de Beaudiner présente et acceptante, pour son héritier et pour elle, qu'il tient et doit tenir de ladite Dame Luce, et que ses héritiers [? prédécesseurs plus probablement] avaient tenu des prédécesseurs de ladite Dame de Luce en fief franc, au nom et à cause du fief franc ou hommage, la ville de Fraxin [probablement villa en latin, Fraisses] avec ses appartenances situées sous le hameau de Pince [Le Pin ?].

Plus a confessé et reconnu qu'il tient de ladite Dame, tout ce que lui ou d'autres en son nom ont tiennent et possèdent au territoire de Huniac [Unieux] et au territoire de l'Hôpital.

Plus tout ce qu'il a ou d'autres pour lui à Noyarles [Probalement Noyaries, recopie i en l, la Noirie] et au territoire de Noyarles [idem] outre la Loire en fief franc et hommage.

Plus tout ce qu'il a ou d'autres pour lui ont tiennent et possèdent dans l'étendue de ces limites savoir:

Depuis la porte de Cornillon appelée la porte des chars et s'étendant sur le chemin qui conduit de la dite porte jusqu'à la croix Peret, et ensuite descendant et suivant jusqu'au fleuve de Loire et ensuite le long du fleuve en montant jusqu'au château de Cornillon, et tout ce qu'il possède dans l'étendue des dites limites, et généralement tout ce qu'il a dans le mandement de Cornillon.

Il a confessé le tenir de ladite Dame Luce à titre de fief, au nom et à cause de fief, excepté la maison que tient Armand de la Roche, et ce qu'il a au bourg de la ville de Cornillon et à la Soleyre qu'il tient du Seigneur de Rochebaron, ainsi qu'il a déclaré.

Et il a promis fidélité et hommage lige à ladite Dame par le baiser de la bouche tant pour sa personne que pour les fiefs ci-dessus et autres et a prêté le serment dans tous les articles contenus au serment de fidélité.

Plus a confessé tenir et devoir tenir au nom d'Agnès de la Brethe son épouse, comme propriétaire et en son nom usufruitière, tout ce qu'ils ont et possèdent à St Just, au territoire de Chamoyt et au territoire de canal et de Tirarca tout ce qu'ils ont et possèdent à la chapelle du hameau et territoire de Lynieu en franc et en fief ou hommage pour lesquels il a promis et juré fidélité à la dite Dame avec tous leurs articles contenus au serment de fidélité.

Et a promis en outre ne jamais revenir contre la présente reconnaissance et hommage et ne jamais souffrir que quelqu'un vienne, de fait ou de droit en jugement ou dehors sans l'obligation de tous ses biens quelconques.

Mais après avoir pour agréables les ratifier, tenir, accomplir et inviolablement observer dans tous les temps,

Le dit noble Gillet a renoncé à l'exception que ladite reconnaissance n'a point été passée dans les formes, ou à toutes autres exceptions de crainte, dol, fraude, force, ...eur [?] de droit, ou défaut et autres quelconques, et à tout droit canonique ou civil, écrit ou non écrit, promulgué ou à promulguer et à l'axième [?] de droit qui porte que la renonciation générale si elle n'est pas précédée de la spéciale.

Les présentes furent faites et passées à Cornillon les an et jour susdits, présents témoins et discrètes personnes Me Pierre Duvernet jurisconsulte, Hugues de Lapierre Gorda damoiseau, Jean Eracles damoiseau, Hugues Eracle clerc, Jean Bartylis, Mre Jacob de Renard prêtre et ledit défunt notaire qui avait reçu la minute des choses ci-dessus par la foi du serment par noble Gillet prêté volontairement à la dite Dame présente recevante et stipulante.

Et après le décès dudit Duvernet moi Vital Clerc, de l'autorité royale, notaire public, ayant pour ce commission, ai fait extraire la présente reconnaissance de ladite minute, et l'ai grossoyée, de ma main en cette forme et signé ainsi.