Voici une retranscription de l'acte d'achat de Montfermier par les Noirie en 1817, passé devant le notaire Duplain-Crozet de Saint-Rambert-sur-Loire [référence exacte inconnue, photocopie]:
Vente du domaine de Montfermier passée par Jean et Martin Mellet-Mandard, à Louis, Claude et Jacques Noirie, le 29.04.1817
29 avril 1817 - [cachet: 50 C. EN SUS LOI DE 1816]

Par devant Duplain-Crozet notaire royal à St Rambert (Loire) assisté des témoins sous-nommés.

Fut présent Mr Jean Mellet-Mandard négociant, demeurant au Pont commune de St Just sur Loire mandataire général et spécial de Mr Martin Mellet-Mandard son frère aussi négociant, demeurant à Paris rue St Paul n°2 par procuration en minute reçue de Me Leiné et son collègue notaires à Paris en date du seize décembre mil huit cent seize, enregistrée et légalisée, et qui, après avoir été certifiée véritable par le comparant, est demeurée ci-annexée.

Lequel a par ces présentes vendu et obligé son commettant de garantir de tous troubles et autres empêchements quelconques,

À Louis Noirie, meunier, demeurant au lieu de Griliet, commune de St Rambert, à Claude Noirie, cultivateur, demeurant à Montfermier, même commune de St Rambert, et à Jacques Noirie, cultivateur, demeurant aux Camaldules, commune de Chambles, tous trois ici présents et acceptant, un corps de domaine appelé Montfermier, situé sur la commune de St Rambert, provenant de l'adjudication prononcée au profit du dit Sieur Martin Mellet Mandard par le ci-devant district de Boën le 3 prairial an deux [Note: 22.05.1794], consistant en batiment, jardin, prés, paquiers, terres, champs et bruyères, tel qu'il se poursuit et comporte avec toutes aisances, circonstances et dépendances, sans exception, servitudes actives et passives, chef de bestiaux et fonds de semences.

Pour par les acquéreurs en jouir et disposer dès ce jour comme de chose à eux propre et appartenant en toute propriété à la charge de l'impôt à compter du premier janvier dernier, et d'entretenir les beaux passés par écrit ou verbalement, sauf à eux à s'arranger comme ils l'entendront, avec les fermiers, de manière néanmoins à ce que ceux-ci ne puissent exercer aucun recours contre le comparant ni son commettant les fermages et autres redevances appartiennent aux acquéreurs à dater de toussaint mil huit cent seize.

Cette vente est consentie moyennant la somme de quinze mille francs que les acquéreurs s'obligent solidairement de payer au vendeur savoir cinq mille francs au premier janvier mil huit cent dix-huit cinq mille francs au premier janvier mil huit cent dix-neuf et les autres cinq mille francs au premier janvier mil huit cent vingt le tout avec intérêt à cinq pour cent sans retenue depuis le premier novembre dernier lequel intérêt sera exigible à chaque échange des sommes qui seront alors dues en totalité au payement du prix entier de la présente vente le domaine vendu demeure affecté par privilège et expressément réservé.

Fait réserve le vendeur contre le dit Claude Noirie et contre Jeanne Ferraton sa mère des fermages arréragés jusqu'au premier novembre dernier il a présentement remis aux acquéreurs le bref de l'adjudication précitée du 3 prairial an deux dont décharge.

Fait et passé, et lu aux parties à St Rambert en l'étude le vingt-trois avril mil huit cent dix sept avant midi en présence des Sieurs Pierre Giraud, instituteur, et Dominique Francon, tailleur d'habits, demeurans à St Rambert, témoins qui ont signé avec Mr Mandard, Claude Noirie et le notaire, les dits Louis et Jacques Noirie ont individuellement déclarer ne savoir signer, signé à la minute Mellet Mandard, Noirie, Giraud, Francon, Crozet.

Enregistré à St Rambert le premier mai mil huit cent dix sept folio 2 recto case 4 reçu neuf cent sept francs cinquante centimes - signé Laulaussier.

Expédié aux acquérants.
Crozet.